CHAPITRE 1
10 H 30
Dehors, devant le grand aéroport de Berlin, une jolie brune attendait un taxi, ses baguages à la main, pour aller à la gare et passer encore quelques heures dans les transports d'Allemagne pour aller à Magdeburg, ville de son enfance. Cette jeune fille avait les yeux marrons marquaient de crayon noir et de mascara puis une légère touche de rose sur les lèvres.
#
15 H 15
Magdeburg
Alice marchait dans le quartier de son enfance nommé Himmelblau ayant comme signification : << Bleu Ciel >>. Allait savoir pourquoi ce nom. Une légère brise de vent soufflait s'engouffrant entre les arbres du petit parc central d'Himmelblau. Une petite fille s'y amusait avec sa mère au toboggan. La fillette se laissait glisser sur la nacelle pour se jeter dans les bras de sa mère. Elles rigolaient en c½ur. Alice les regardait en souriant doucement sans faire attention devant elle. Pourtant il fallait qu'elle le fasse. Un jeune homme marchait droit sur elle en regardant ses pieds. Il portait des lunettes noires sur le nez, une casquette bleue foncée qui montrait seulement un peu de ses cheveux blond. Il était vêtu d'un jean noir délavé et un t - shirt d'un groupe d'hard rock. Alice avançait toujours, doucement . . . Le blondinet aussi sans lever pour autant la tête. Ses pieds étaient - ils plus intéressants?
Soudain, Alice et ce jeune inconnu se rentrèrent dedans. Elle laissa tomber ses deux sacs de voyage sur son pied. Ouille ! Le blondinet avait fait tombé ses lunettes de soleil, il les ramassa et se redressa pour s'excuser auprès de l'inconnue. Elle aussi voulait s'excuser.
<< Excusez - moi . . . >> commença Alice
<< . . . je ne regardais pas devant moi ! >> compléta le jeune allemand.
A ce moment là, leurs regards se croisèrent. Ils se plongèrent dans le regard de l'autre, se fixant attentivement sans rien dire. Quelque chose avait frappé Alice puis l'inconnu aussi. Mais quoi donc? Il rompu le lien du regard et tendit les deux sacs à la jeune fille gentiment. Elle lui semblait retrouver quelque chose de familier dans les yeux du blond. Un souvenir? . . . Un regard expressif. Mais que se cachait - il derrière ce regard?
L'allemand avait commençait à filer . . . doucement certes. Un souvenir lui aussi? Alice le regardait s'éloigner, toujours avec des yeux descripteurs . . . son air, son regard surtout ! C'était ça qui l'intriguer fortement. Qui était - il? Il ressemblait beaucoup à quelqu'un qu'elle connaissait . . .
La connaissait - il? Elle l'attirait bizarrement mais quelle est la raison? L'avait - il déjà croisé? Son regard lui semblait familier, son visage.
Soudain, il et elle pensaient la même chose.
<< Mon meilleur ami? >> pensa t - elle
<< Ma meilleure amie? >> pensa t - il
Le jeune homme stoppa sa marche lente, la jeune fille elle, réfléchissait en silence sur l'hypothèse qui lui était venue à l'esprit.
FLASH BACK
Nous étions le lendemain du douzième anniversaire d'Alice. La petite fille était sur le point de partir. Un grand camion de déménagement était garé devant la maison, la voiture rouge de son père prête pour le départ. Elle allait quitter l'Allemagne, son pays d'origine pour vivre en France. Loin de tous ses souvenirs . . . son meilleur ami Gustav Schäfer, un joli petit blond qu'elle apprécié beaucoup. Il allait lui manquer.
Elle était assise sur les marches de son péron, ses fesses posées sur le béton froid. Son visage était appuyé sur ses poignets et elle regardait au loin . . . l'arrivée de Gustav? Son gros nounours? Oui, elle l'appelait comme ceci la fillette et elle adorait ce surnom. Il était si gentil que ce surnom lui allait à ravir.
Soudain, un jeune garçon apparut dans l'angle de la rue. Il traversa la chaussée puis accourut vers elle. Il la serra dans ses bras et lui chuchota doucement :
<< C'est le jour du départ ! Tu vas beaucoup me manquer petite s½ur. >>
Et oui, son surnom à elle c'était "petite s½ur". Elle était sa s½ur de c½ur, il était son frère de c½ur. Alice lui souriait puis Gustav l'embrassa sur la joue tendrement. C'est à ce moment là, que le bruit d'une portière qui claquait en se fermant se fît entendre. Puis, les déménageurs terminaient de mettre les derniers cartons dans le gros camion pour filer. Alice devait aussi filer. Sa mère lui fît signe que s'était l'heure, après avoir fermé à clef l'ancienne demeure familiale.
<< Il faut partir maintenant. Prend bien soi de toi Gustav. >> adressa t - elle à sa fille puis au garçon avec un petit sourire sur les lèvres.
Alice soupira longuement. Elle ne voulait pas partir, pourquoi vivre dans un autre pays? Alors que son meilleur ami rester en Allemagne? La petite Allemande était toute déboussolée. Elle se serra dans les bras de son ami et resta près de deux minutes comme ceci. Ils avaient les yeux fermés. Il fallait profiter des dernières secondes. Le père d'Alice la rapella à l'ordre.
<< Allez monte dans la voiture miss ! Bonne chance pour la suite Gustav ! >>
Les deux amis s'écartèrent un peu pour se regarder dans les yeux une dernière fois. Une larme coula sur la joue de la jeune fille. Gustav essuya son visage et colla son front sur le sien.
<< On se reverra je te le promets Alice ! >>
<< Je t'aime mon gros nounours. . . ce n'est qu'un au revoir . . . pas un adieu Gus' ! >>
<< Oui, juste un au revoir. Je t'aime fort. >>
Alice l'embrassa une dernière fois sur la joue et se leva pour marcher vers la voiture rouge. Ses parents étaient déjà à l'intérieur et l'attendait pour partir. Avant de monter dans la voiture, elle se retourna et le regarda pendant cinq petites secondes pour lui échanger un sourire. Tout irait bien, elle en était sûr. Ils se reverrait. Ils se l'étaient promis.
Une promesse est une promesse.
La voiture démarra puis commençait à s'éloigner. Progressivement . Alice regardait son ami par le pare brise. Il disparu. La voiture avait tournée l'angle de la rue. Elle ne le voyait plus, il ne la voyait plus.
FIN DU FLASH BACK